Après plusieurs semaines de suspension pour des raisons logistiques, le Gouvernement congolais a relancé l’opération de démolition des constructions érigées illégalement sur des terrains où il est interdit de construire, notamment à la baie de Ngaliema. Ces sites, appelés juridiquement sites non aedificandi, sont des zones protégées où toute construction est interdite pour des raisons de sécurité, de protection de l’environnement ou d’urbanisme.
Plusieurs secteurs sont concernés par cette opération : les emprises ferroviaires, les berges de rivières et les abords de la station de captage d’eau de la REGIDESO. À la baie de Ngaliema, les démolitions avaient commencé timidement, mais elles vont désormais s’intensifier.
Les autorités insistent pour que ces opérations, souvent sources de tensions avec les populations locales, se déroulent dans le strict respect de l’ordre public. Elles rappellent que la récupération de ces espaces publics vise à réduire les risques de catastrophes naturelles, notamment les inondations, et à protéger les vies humaines ainsi que les infrastructures.
Cette campagne s’inscrit dans une politique plus large de régulation de l’urbanisation de Kinshasa, où les constructions anarchiques se multiplient et menacent la sécurité des habitants.





