Dans un groupe dominé par le Kenya, déjà qualifié avant son dernier match avec sept points, l’enjeu de cette rencontre était clair. La RDC et le Maroc, à égalité de points (6) et de différence de buts, se disputaient la dernière place qualificative. Léger avantage aux Lions de l’Atlas, qui, grâce à une meilleure attaque, n’avaient besoin que d’un match nul pour passer. Les Léopards, eux, n’avaient pas d’autre option que la victoire.
Mais dès le coup d’envoi, les intentions marocaines étaient limpides : pas question de se contenter d’un nul. Les hommes de Hicham Dmii ont frappé fort d’entrée, ouvrant le score dès la 8e minute par Oussama Lamlioui, parfaitement servi sur un centre précis de Sabir Bougrine. Un début de match idéal pour les Lions de l’Atlas, qui lançaient ainsi une rencontre au sommet entre deux de nations les plus titrées de l’histoire de la compétition.
Dos au mur, les Congolais ont tenté de réagir. Portés par un public venu nombreux au stade Nyayo national, ils se sont rapidement remis dans le match, multipliant les offensives. Après plusieurs occasions mal négociées, la récompense est finalement arrivée grâce à Japhte Kitambala. L’attaquant de Maniema union a égalisé d’un tir bien placé à la 43e minute sur un bon service de Matobo, redonnant espoir à toute une nation avant la pause.
Mais cet élan n’aura pas suffi. En seconde période, les joueurs d’Otis Ngoma, obligés d’attaquer pour éviter l’élimination, se sont progressivement désorganisés. Leur manque d’expérience à ce niveau a pesé lourd. Un penalty concédé à la 70e minute, transformé sans trembler par Mohamed Hrimat, a fait basculer la rencontre. Dix minutes plus tard, Oussama Lamlioui, encore lui, s’est offert un doublé d’une frappe sèche dans la surface. Il aurait même pu signer un triplé, sans une intervention de la VAR pour un hors-jeu (85e).
Trop d’occasions manquées, pas assez de réalisme, Avec 14 tirs, les Léopards n’ont pas démérité sur le plan offensif. Mais leur inefficacité dans le dernier geste leur a coûté cher. En face, le Maroc a fait preuve d’un réalisme implacable : trois buts sur six tirs, dont quatre cadrés. Un contraste cruel mais révélateur.
Pour la RDC, l’échec est d’autant plus amer qu’il intervient dès la phase de groupes, comme lors de l’édition précédente en 2022. Le Maroc, lui, poursuit sa route vers les quarts de finale, confirmant une fois de plus sa solidité dans cette compétition où il n’avait plus été éliminé dès le premier tour depuis 2016.
La 8e édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) continue sans les Léopards, mais avec des Lions de l’Atlas plus que jamais déterminés à aller au bout.





