Kinshasa est sous le choc après le suicide tragique de Sarah, une jeune femme qui a mis fin à ses jours en ingérant un produit toxique (Sniper). Son geste désespéré a été précédé par une vidéo bouleversante dans laquelle elle accuse son mari d’être à l’origine de sa détresse psychologique.
Mariée depuis seulement quelques mois, Sarah aurait rapidement vu le comportement de son époux changer de manière radicale. Selon ses dires, l’homme aurait ramené une autre femme dans le foyer conjugal, avec la complicité tacite de la belle-famille. Loin de la soutenir, cette dernière aurait choisi de la rejeter, aggravant ainsi son isolement émotionnel et social.
Livrée à elle-même, incomprise et sans appui, Sarah aurait sombré dans une profonde dépression, dont elle n’est jamais parvenue à se relever. Ce drame met en lumière la souffrance psychologique invisible que peuvent vivre de nombreuses femmes dans des contextes familiaux hostiles et abusifs.
Elle laisse derrière elle une fillette prénommée Anaïs, désormais orpheline de mère, et dont l’avenir s’inscrit dès à présent dans une histoire marquée par l’abandon, la douleur et l’injustice.
Ce drame relance le débat sur la santé mentale, les violences conjugales et le rôle des familles dans la protection ou la marginalisation des victimes. Il appelle également à un engagement plus fort des autorités et de la société civile pour accompagner les femmes en détresse et prévenir de telles tragédies.
DEBON SIMER MEKAMPAN





