Kinshasa, vendredi 15 août 2025 – Une large majorité des parents d’élèves en République démocratique du Congo se disent incapables de préparer convenablement la rentrée scolaire de leurs enfants, prévue dans les prochaines semaines. C’est ce qui ressort d’un rapport d’enquête publié par l’entreprise spécialisée Target Sarl, qui a mené une étude nationale du 22 juillet au 4 août 2025, consultée ce vendredi par l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Selon les données recueillies, 64 % des parents interrogés ont exprimé leur incapacité à assurer les frais liés à la scolarité, notamment l’achat de fournitures, le paiement des frais scolaires, et les autres charges connexes.
Une situation aggravée par la pauvreté et l’insécurité
Les principales causes évoquées par les sondés sont la pauvreté persistante, le chômage élevé, les revenus insuffisants, ainsi que le manque d’opportunités économiques. « Cette difficulté vient surtout de deux grands problèmes : l’insécurité qui persiste dans certaines zones et la pauvreté causée par le chômage, les faibles revenus et le manque d’opportunités pour gagner de l’argent », note le rapport.
Dans plusieurs provinces touchées par les conflits armés, notamment à l’Est du pays, la reprise scolaire reste également compromise en raison de l’instabilité sécuritaire, qui empêche les enfants de fréquenter les établissements scolaires en toute sérénité.
Appels à l’intervention de l’État
Face à cette réalité, plusieurs voix s’élèvent pour appeler le gouvernement congolais à renforcer l’appui social aux familles vulnérables, notamment à travers la fourniture de kits scolaires gratuits, la subvention des écoles publiques et le soutien aux enseignants.
Cette enquête met une nouvelle fois en lumière les défis structurels que traverse le secteur éducatif en RDC, dans un contexte économique difficile pour de nombreux ménages. Alors que l’éducation reste l’un des piliers de développement du pays, les obstacles socio-économiques menacent l’accès équitable à la scolarisation, particulièrement dans les zones rurales et à faible revenu.
Target Sarl n’a pas encore publié les données régionales détaillées, mais précise que l’étude a été menée dans plusieurs grandes villes et milieux semi-urbains du pays.





