C’est une décision inattendue qui risque de bouleverser les relations commerciales entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo (RDC). Le 1er août 2025, l’administration Trump a annoncé une hausse des droits de douane sur les produits importés de RDC, les faisant passer de 11 % à 15 %, malgré l’existence d’un partenariat minier stratégique entre les deux pays.
Longtemps considérée comme un allié privilégié de Washington en Afrique centrale, notamment grâce à la coopération dans le secteur minier, la RDC voit ainsi ses efforts diplomatiques remis en question. Depuis plusieurs années, des entreprises américaines sont activement engagées dans l’exploitation des ressources congolaises, en particulier dans les régions de l’Est et du Sud-Ouest du pays.
Cette mesure, présentée par la Maison-Blanche comme une harmonisation tarifaire globale, place désormais Kinshasa au même rang que d’autres pays visés par la politique douanière protectionniste de Donald Trump. Une décision qui suscite incompréhension et inquiétude du côté congolais.
À Kinshasa, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer un « retournement brutal » et appellent à une réévaluation du partenariat bilatéral. Du côté africain, la nouvelle a été accueillie avec stupéfaction, révélant les limites de la diplomatie économique du continent face aux revirements des grandes puissances.
Reste à savoir si cette décision affectera la mise en œuvre des projets communs en cours et si une renégociation des conditions tarifaires pourrait être envisagée à court terme.





