Le bras de fer judiciaire entre l’exécutif gabonais et la famille Bongo prend une nouvelle tournure. Alors que des procédures ont été initiées ces derniers mois par les proches de l’ancien président, les autorités de la transition ont décidé de contre-attaquer sur le terrain juridique.
Selon des sources proches du dossier, l’État gabonais a officiellement déposé plainte contre Ali Bongo Ondimba et certains membres de son entourage, aussi bien à Libreville qu’à Paris, où plusieurs biens et comptes bancaires liés à la famille sont déjà sous surveillance des autorités judiciaires françaises.
Cette démarche intervient dans un contexte de lutte affichée contre la corruption et les détournements de fonds publics, promue par le régime de transition installé depuis le coup d’État d’août 2023. Des révélations en coulisses laissent entendre que des transferts financiers massifs, des acquisitions immobilières et des montages complexes seraient au cœur des dossiers désormais entre les mains de la justice.
À Paris, la plainte gabonaise pourrait relancer les enquêtes déjà ouvertes dans le cadre des « biens mal acquis ». À Libreville, elle marque une volonté de rupture avec l’impunité du passé, même si certains observateurs y voient également une stratégie politique pour affaiblir définitivement l’ancien clan présidentiel.
Une affaire à suivre de près, tant ses répercussions pourraient être profondes sur l’avenir institutionnel et judiciaire du Gabon.





