À peine 24 heures après la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda à Washington, une attaque armée est venue jeter une ombre sur les espoirs de désescalade. Ce samedi, au moins sept civils ont été tués à Gyhamba, dans la périphérie de Bukavu (Sud-Kivu), lors d’un incident impliquant des éléments présumés du M23.
D’après des sources locales, des jeunes du quartier auraient tenté d’intercepter un convoi suspect, ce qui aurait provoqué une riposte violente et immédiate. Des tirs nourris ont éclaté, semant la panique et causant plusieurs morts sur place. Des témoins parlent d’un véritable carnage, décrivant des corps gisant au sol et une population totalement abandonnée.
Cet épisode tragique soulève de vives inquiétudes quant à l’efficacité réelle de l’accord signé entre Kinshasa et Kigali, présenté comme une percée diplomatique. Pour de nombreux observateurs, les groupes armés — notamment le M23 — n’ont pas été intégrés de manière crédible au processus, ce qui rend l’accord difficilement applicable sur le terrain.
La société civile du Sud-Kivu dénonce une paix « de façade » et appelle à des mécanismes concrets de désarmement, de sécurisation des populations et de justice pour les victimes. Une fois de plus, c’est la population civile qui paie le prix de promesses diplomatiques non tenues.





