le ministre provincial des transports et de la mobilité urbaine, bob amisso, a présenté aux députés provinciaux un état des lieux alarmant du système de transport à kinshasa. son intervention a mis en lumière les dysfonctionnements structurels et les difficultés croissantes rencontrées par les usagers comme les opérateurs.
parmi les constats majeurs : l’absence d’une société publique de transport efficace, la dégradation des routes et voies ferrées, la prolifération de ports informels, l’encadrement quasi inexistant des motos-taxis et un code de la route largement dépassé.
pour y répondre, plusieurs réformes sont en cours, notamment la numérisation des contrôles techniques, le recensement des motos, la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire supervisée par la police nationale congolaise, ainsi que la formation et la dotation en casques des motards.
depuis février 2025, les motos sont interdites dans la commune de la gombe, une mesure controversée. les députés ont exprimé leurs inquiétudes sur les tracasseries policières, les garages clandestins, les amendes illégales, le manque de signalisation et la gestion des fourrières.
concernant transkin, la situation est critique : seuls 160 bus sont encore en circulation, les agents sont impayés, et l’entreprise ne dispose plus de siège social.
le ministre amisso a promis un assainissement du secteur, en collaboration avec les élus et les partenaires, et a sollicité un délai supplémentaire pour répondre à toutes les préoccupations.





