Une fusillade meurtrière a éclaté dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, faisant trois morts et dix blessés selon un premier bilan établi par des sources locales.
D’après les notabilités de la région, le drame serait imputé à un combattant appartenant au groupe armé dirigé par un certain Obedi Makuba, actif dans le secteur de Katoyi. Le mobile de cette attaque reste encore flou, mais les habitants pointent du doigt la montée des tensions dans cette zone où plusieurs groupes armés imposent leur loi.
Les blessés ont été évacués vers des structures sanitaires de fortune, souvent mal équipées pour faire face à de telles urgences. La population locale vit dans la peur, redoutant une escalade de violences dans les jours à venir.
Les autorités provinciales n’ont pas encore réagi officiellement, mais des voix s’élèvent pour demander une intervention urgente des forces de sécurité, ainsi qu’une action gouvernementale plus ferme face à la persistance de l’insécurité dans le territoire de Masisi.
Cette tragédie relance une fois de plus le débat sur la démilitarisation de l’Est de la RDC, où les groupes armés continuent de semer la terreur en toute impunité.





