Guerre d’agression : L’Union Européenne sanctionne officiellement les responsables d’agression rwandaise de l’Est de la RDC et leur alliés.

L’Union européenne a officiellement sanctionné dix individus et une entité pour leur implication dans l’instabilité et le conflit en République démocratique du Congo (RDC). Ces sanctions incluent des interdictions de voyage et le gel des avoirs dans l’UE, visant à affaiblir les réseaux de soutien logistique, financier et militaire du M23 et de ses Alliés.

Les principaux responsables sanctionnés sont Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), et le Major Général Ruki Karusisi, commandant des forces spéciales rwandaises récemment remplacé. Désire Rukomera, de nationalité rwandaise, est également ciblé pour son rôle dans le recrutement et la propagande du M23, aux côtés du Colonel John Imani Nzenze, de nationalité congolaise, présenté comme responsable du renseignement du groupe rebelle.

L’UE a également sanctionné des hauts gradés des Forces de défense rwandaises (RDF), notamment le Major Général Eugène Nkubito, commandant de la 3e division RDF, et le Brigadier Général Pascal Muhizi, commandant de la 2e division RDF. Tous deux sont accusés d’avoir coordonné l’appui militaire au M23, en violation de la souveraineté congolaise.

Sur le plan financier, Jean Bosco Nzabonimpa, responsable des finances du M23 et de nationalité congolaise, ainsi que Francis Kamanzi, PDG de Rwanda Mines, Petroleum and Gas Board, sont sanctionnés pour leur implication dans l’exploitation et le trafic de minerais provenant des zones contrôlées par le M23. L’UE accuse ces activités de financer la guerre en RDC et de soutenir l’économie rwandaise à travers l’exportation illicite de ressources congolaises.

Joseph Musanga, également connu sous le nom de Bahati Erasto, gouverneur imposé par le M23 au Nord-Kivu, figure aussi sur la liste, l’UE dénonçant l’établissement d’une administration parallèle en RDC sous le contrôle des rebelles.

Enfin, la société Gasabo Gold Refinery, basée à Kigali, est la seule entité ajoutée aux sanctions. L’UE lui reproche de raffiner et d’exporter de l’or issu de l’exploitation illégale en RDC, contribuant ainsi à alimenter le conflit.

Ces sanctions européennes s’inscrivent dans une vague de mesures internationales contre Kigali. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et le Canada ont également imposé différentes sanctions économiques et diplomatiques contre le Rwanda, en raison de son soutien présumé au M23.

Share it :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *