Réunie à Rome, en Italie, la plateforme C64 a rejeté tout changement de la Constitution, tout troisième mandat présidentiel et tout report des élections prévues en 2028 en République démocratique du Congo. Dans sa déclaration, elle s’oppose également à toute forme de maintien au pouvoir en dehors du cadre constitutionnel, ainsi qu’à toute prise du pouvoir par les armes.
Face à la crise politique et sécuritaire que traverse le pays, la C64 propose de rencontrer le président Félix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila afin de rechercher une issue politique à la crise. Elle souhaite que ces échanges permettent de convenir, dans des conditions acceptables par toutes les parties, d’un dialogue national inclusif destiné à préserver les intérêts nationaux.
« La C64 se propose de rencontrer le Président Félix Tshisekedi d’une part, et le Président honoraire Joseph Kabila d’autre part, afin de trouver une issue congolaise à la crise et convenir dans les meilleures conditions acceptables par tous d’un vrai dialogue national inclusif pour la sauvegarde des intérêts nationaux et préserver l’essentiel », indique la déclaration publiée depuis Rome.
La plateforme s’est également exprimée sur les engagements stratégiques issus de l’Accord de Washington entre la RDC et le Rwanda, soutenant qu’ils doivent être préservés et bénéficier aux deux pays ainsi qu’aux États-Unis. Elle estime toutefois que leur mise en œuvre doit s’accompagner de stabilité, d’un climat favorable aux affaires et d’une lutte contre la corruption menée par des dirigeants légitimement élus, dans le respect de la Constitution du 18 février 2006, notamment de son article 220.
Sur le plan institutionnel, la C64 critique également la démarche liée à la loi sur le référendum, qu’elle associe à une préparation de ce qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel ». Elle réaffirme ainsi son opposition à toute modification de l’ordre constitutionnel qui permettrait, selon elle, de remettre en cause les règles encadrant l’exercice du pouvoir.





