Le président de la République, Félix Tshisekedi, a appelé les députés et sénateurs de sa famille politique, l’Union sacrée de la nation, à intensifier la mobilisation de la population face à la situation sécuritaire du pays. « La nation est en danger », a-t-il déclaré, les invitant à retourner dans leurs circonscriptions électorales pour « éduquer, éveiller et informer » leurs compatriotes.
Pour le chef de l’État, les élus ont une « obligation de mobiliser » la population dans ce contexte qu’il présente comme une menace pour la nation. Il a également averti que l’ennemi, qu’il estime « en difficulté » et « dos au mur », pourrait poser des « actes de désespoir ».
Au cours de cette intervention, Félix Tshisekedi est également revenu sur la question d’un éventuel changement de la Constitution. Il a affirmé ne pas apprécier le texte fondamental, sans pour autant vouloir que cette position soit interprétée comme une volonté de se maintenir au pouvoir.
« La Constitution, je ne l’aime pas et je ne l’ai pas caché. Mais qu’on ne lie pas le changement de Constitution avec une quelconque volonté de m’accrocher au pouvoir », a-t-il déclaré.
Sur le plan sécuritaire, le président congolais a accusé l’ancien chef de l’État Joseph Kabila d’agir comme un « supplétif » du président rwandais Paul Kagame. Selon Félix Tshisekedi, Kabila aurait pris les rênes de l’agression contre la RDC à la demande de Kigali, dans le but de lui donner une « connotation congolaise ».
Le chef de l’État a également mis en cause l’attachement de son prédécesseur à la République démocratique du Congo, affirmant que Joseph Kabila n’avait « jamais aimé ce pays, et encore moins ses habitants ». Il a notamment invoqué sa décision de prendre les armes contre les Congolais pour étayer cette accusation.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la RDC. Les accusations visant Joseph Kabila et Paul Kagame sont celles formulées par Félix Tshisekedi.





