Kinshasa : vers une réglementation des funérailles, des morgues, des cimetières et la sécurisation des chantiers

L’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) prépare de nouvelles règles pour mieux encadrer les activités funéraires et renforcer la sécurité des chantiers de construction dans la capitale congolaise. Deux propositions d’édit ont été déclarées recevables lors de la plénière du vendredi 16 octobre 2026, avant d’être renvoyées à des commissions mixtes pour un examen approfondi.

La première proposition, initiée par le député provincial Steve Mulumba Kongolo, concerne l’organisation des funérailles ainsi que les conditions de création et d’exploitation des morgues et des cimetières à Kinshasa.

Le texte prévoit notamment un encadrement de la conservation des dépouilles, du déroulement des obsèques, du transfert des corps et des conditions d’inhumation. Il aborde également les exigences d’hygiène, de sécurité sanitaire et de protection de l’environnement dans les espaces funéraires.

Parmi les mesures envisagées figure une durée maximale de six jours pour la conservation des dépouilles dans les morgues, ainsi qu’un encadrement de leur exposition dans les funérariums agréés. Ces dispositions devront encore être examinées dans le cadre de la procédure législative avant toute éventuelle entrée en vigueur.

La deuxième proposition d’édit porte sur le contrôle et la sécurisation des chantiers de construction. Elle vise à renforcer l’encadrement des travaux dans une capitale confrontée aux enjeux de sécurité des bâtiments et de maîtrise du développement urbain. Les mesures précises prévues par ce texte seront examinées par la commission chargée de son étude.

Au cours de la même séance, les députés provinciaux ont également adopté le rapport de la Commission Aménagement du territoire, Environnement et Développement durable consacré à l’assainissement et au respect des normes environnementales dans les morgues, les hôpitaux et les cimetières publics de Kinshasa.

Ce rapport recommande notamment la création de nouveaux cimetières publics modernes, la réalisation d’un audit des cimetières et des infrastructures funéraires, ainsi que le renforcement des contrôles sur leur gestion et leur conformité aux normes sanitaires et environnementales.

Les deux propositions d’édit doivent désormais être examinées en commission avant de revenir devant la plénière. Leur recevabilité constitue une première étape du processus législatif et ne signifie pas que les nouvelles règles sont déjà adoptées ou applicables.

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