Corridor de Lobito : la RDC veut améliorer le transport et stimuler le développement économique grâce aux routes et au rail

La République démocratique du Congo veut élargir la portée du Corridor de Lobito en associant le transport ferroviaire aux infrastructures routières et au développement urbain. Cette orientation a été présentée par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, lors de la deuxième réunion de coordination du Corridor, organisée à Lusaka, en Zambie.

Au cours de la session consacrée aux investissements dans les infrastructures, le ministre a plaidé pour que ce projet dépasse sa vocation initiale d’interconnexion ferroviaire afin de devenir un axe de développement intégré, capable de soutenir l’industrialisation, les échanges commerciaux et l’intégration économique régionale.

Cette nouvelle approche repose notamment sur une meilleure connexion entre le réseau ferroviaire et les routes nationales, dans le but d’assurer une continuité du transport des marchandises et de faciliter leur acheminement. La RDC entend également faire du Corridor un levier de sécurité alimentaire et de développement urbain durable, en cohérence avec les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Sur le plan institutionnel et opérationnel, plusieurs avancées ont été évoquées, notamment le partenariat ferroviaire sur l’axe Sakania-Tenke-Dilolo, la création d’un comité technique interministériel consacré au Corridor de Lobito ainsi que l’élaboration en cours d’un plan directeur de développement pour la partie congolaise.

Les investissements envisagés concernent également le renforcement du réseau routier stratégique, la modernisation de la voirie urbaine et l’amélioration des infrastructures publiques. L’objectif est de mieux relier les zones de production, les centres urbains et les principaux axes de transport afin de faciliter la circulation des biens et des personnes.

L’ingénierie technique constitue un autre volet de cette stratégie, notamment à travers le Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT), financé par la Banque mondiale. Ce projet est présenté comme un instrument d’accompagnement des efforts visant à améliorer la connectivité et les infrastructures de transport.

Pour concrétiser ces ambitions, le ministre des Infrastructures et Travaux publics a lancé un appel à la Banque mondiale, à la Banque africaine de développement (BAD) et à l’Union européenne (UE), les invitant à soutenir la transformation du Corridor en un véritable axe de développement multisectoriel.

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