La Première ministre Judith Suminwa veut faire du corridor de Lobito un levier d’industrialisation et de transformation économique de la République démocratique du Congo. Devant l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 23 septembre à New York, elle a appelé à dépasser la simple logique d’exportation des matières premières.
Pour la cheffe du gouvernement, la réhabilitation des liaisons ferroviaires, la modernisation des infrastructures et les investissements dans l’énergie doivent permettre de désenclaver les territoires, de réduire les coûts logistiques et de stimuler le commerce régional.
Elle a salué l’engagement de l’Angola, de la Zambie, des États-Unis, de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et du secteur privé dans le développement de ce corridor.
Judith Suminwa a toutefois mis en garde contre un modèle limité au transport des minerais vers les ports.
« Un corridor qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé », a-t-elle déclaré.
Elle a appelé à construire avec la RDC des partenariats « transparents, durables et mutuellement avantageux », afin que le corridor puisse favoriser la transformation locale et l’industrialisation plutôt que servir uniquement de voie d’exportation des matières premières.
Dans le même contexte, Judith Suminwa a indiqué que la RDC avait besoin de plus de 70 milliards de dollars pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, à quatre ans de l’échéance de 2030.
« À quatre ans de l’échéance de 2030, la feuille de route congolaise pour l’accélération des Objectifs de développement durable évalue nos besoins à plus de 70 milliards de dollars », a-t-elle déclaré.
La Première ministre a assuré que la RDC renforçait ses recettes intérieures et améliorait la qualité de la dépense publique. Elle a toutefois estimé que le pays ne pouvait combler seul ce déficit de financement, compte tenu des défis auxquels il fait face, notamment la guerre, les épidémies, la pauvreté et les effets du changement climatique.
Elle a ainsi plaidé pour un renforcement de la coopération financière internationale afin d’accompagner les ambitions de développement du pays.





