La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) annonce une nouvelle mobilisation nationale contre le projet de changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué publié ce samedi 15 août 2026, la plateforme de l’opposition annonce une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national le 15 septembre prochain. Cette action vise à maintenir la pression contre toute réforme constitutionnelle que la coalition considère comme susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix-Antoine Tshisekedi.
La C64 réunit notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga. Elle affirme vouloir reprendre ses actions citoyennes pour défendre l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique.
Cette annonce intervient alors que la loi portant organisation du référendum a fait l’objet d’une nouvelle délibération demandée au Parlement après l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Pour la C64, cette procédure ne signifie pas que le projet de réforme constitutionnelle est abandonné.
La coalition estime au contraire que le renvoi du texte au Parlement ne constitue « ni un retrait de la loi ni une renonciation au projet de changement constitutionnel ». Elle appelle donc ses militants et l’ensemble de la population à rester mobilisés.
La plateforme de l’opposition affirme notamment vouloir empêcher toute modification qui permettrait de contourner l’article 220 de la Constitution, de modifier la portée de l’article 70 ou de favoriser un troisième mandat présidentiel.
La C64 demande ainsi à la population de se mobiliser autour de la défense de l’ordre constitutionnel, de l’alternance démocratique, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Elle maintient également son opposition à toute perspective de troisième mandat pour Félix Tshisekedi et fixe désormais au 15 septembre son prochain grand rendez-vous de mobilisation nationale.
Cette nouvelle action intervient après plusieurs initiatives menées par la coalition ces derniers mois, notamment un sit-in organisé le 12 juin et une journée ville morte, dans le cadre de sa contestation du projet de changement constitutionnel.





