Les autorités congolaises ont renforcé les mesures de surveillance contre la maladie à virus Ebola en immobilisant, ce mardi, un bateau transportant plus de 200 passagers à environ 60 kilomètres de Kinshasa, après le signalement d’un cas suspect parmi les personnes ayant voyagé à son bord. Un laboratoire mobile a été déployé afin de procéder au dépistage de l’ensemble des passagers et des membres de l’équipage.
Selon le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, le cas suspect concerne une personne qui se trouvait sur cette embarcation avant de débarquer dans la zone de santé de Pimbu, dans la province de la Mongala.
« Nous avons suspecté un cas au niveau de la zone de santé de Pimbu, dans la Mongala. Cette personne était sur le bateau. Il est descendu du bateau et c’est en dehors du bateau qu’il a présenté des symptômes. Il s’est présenté dans un centre de santé et il est décédé », a expliqué le ministre.
Dès que cette situation a été portée à la connaissance des autorités sanitaires, un dispositif de suivi a été mis en place pour localiser le bateau avant son arrivée dans la capitale. Par mesure de précaution, l’embarcation a été maintenue à une soixantaine de kilomètres de Kinshasa afin d’éviter tout risque de propagation du virus.
Roger Kamba a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas, à ce stade, d’un cas confirmé d’Ebola, mais d’un cas suspect nécessitant des investigations approfondies.
« Nous allons tester tout le personnel. Nous n’avons pas dit que c’est un cas confirmé, mais un cas suspect. Nous sommes prudents. Il n’y a pas eu d’autres morts sur ce bateau. Nous avons un laboratoire mobile qui est sur place pour tester tout le monde », a-t-il souligné.
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a indiqué que les équipes de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont été dépêchées sur place afin d’effectuer les prélèvements et les analyses nécessaires sur tous les voyageurs.
« Tous les passagers seront testés. D’autres embarcations sont arrivées pour prendre ceux qui seront testés. Il y a une ceinture qui a été mise en place », a déclaré le porte-parole du Gouvernement, évoquant un dispositif sanitaire destiné à sécuriser les opérations.
Parallèlement, les autorités poursuivent les enquêtes épidémiologiques afin d’identifier d’éventuels contacts du cas suspect et de prévenir toute chaîne de transmission.





