RDC : après l’adoption de la nouvelle loi, le Gouvernement lance un atelier national pour réorganiser l’aménagement intégré du territoire

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, ce mardi 5 août 2026 à Kinshasa, un atelier national consacré à l’aménagement intégré du territoire, une étape présentée comme décisive après l’adoption de la nouvelle loi encadrant ce secteur stratégique.

Ouvert par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, au nom de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cet atelier vise à définir une approche commune pour une meilleure organisation de l’espace national et une planification plus efficace du développement.

Ces assises, organisées sous le haut patronage du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, réunissent plusieurs membres du Gouvernement, des représentants des provinces, des chefs coutumiers ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Elles interviennent dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle loi relative à l’aménagement du territoire, considérée par les autorités comme un instrument majeur pour corriger les déséquilibres entre les provinces, orienter les investissements et mieux exploiter les potentialités du pays.

Prenant la parole lors de l’ouverture des travaux, le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa, a indiqué que cette réforme marque une nouvelle manière de penser le développement national.

Selon lui, pendant plusieurs décennies, l’absence d’une véritable planification spatiale a favorisé plusieurs difficultés, notamment les conflits liés à l’utilisation des terres, la dispersion des investissements, l’enclavement de certaines régions et les disparités dans l’accès aux infrastructures.

Désormais, l’objectif est de faire de l’aménagement intégré un cadre de référence pour toutes les politiques publiques, en assurant une meilleure articulation entre les secteurs clés tels que les infrastructures, l’agriculture, les mines, les hydrocarbures, l’environnement et l’urbanisation.

« L’aménagement intégré devient le langage commun de toutes les politiques publiques. Il permet de relier les secteurs, de rapprocher les provinces, de sécuriser les investissements, de réduire les disparités territoriales et de renforcer la souveraineté économique de notre pays », a déclaré Jean-Lucien Bussa.

Au nom du Gouvernement, Jacquemain Shabani a rappelé que la RDC dispose d’immenses potentialités naturelles, agricoles, énergétiques et environnementales qui doivent être transformées en véritables leviers de développement.

Il a toutefois reconnu que ces atouts restent encore insuffisamment valorisés en raison notamment des défis liés à l’organisation du territoire et à la planification des investissements.

À l’issue des travaux, une feuille de route nationale est attendue. Elle devra définir les priorités d’action, les mécanismes de coordination entre le Gouvernement central, les provinces et les différents partenaires, ainsi que les outils de suivi et d’évaluation.

Les échanges porteront notamment sur la planification des villes, le développement des infrastructures structurantes, l’exploitation responsable des ressources naturelles, la protection de l’environnement, la transition énergétique, l’agriculture et l’aménagement local.

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