La tension monte dans le débat politique en République démocratique du Congo après la décision de la Cour constitutionnelle déclarant conforme à la Constitution la loi portant organisation du référendum. La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs figures de l’opposition, a rejeté cette décision et réaffirmé son opposition à toute initiative qu’elle considère comme pouvant conduire à une révision de la Constitution ou à un troisième mandat présidentiel.
Dans un communiqué publié mercredi à Kinshasa, la coalition a qualifié l’arrêt de la Haute Cour de « nul et non avenu », estimant qu’il constituerait une menace pour l’ordre constitutionnel. Elle accuse également la Cour constitutionnelle d’avoir perdu son indépendance et critique sa composition, qu’elle juge influencée par le pouvoir en place.
Pour la C64, cette décision « ouvre la voie » à un changement de l’ordre constitutionnel et traduit, selon elle, une volonté de contourner les limites prévues par la Constitution. La coalition affirme que le peuple congolais n’acceptera « ni le changement de Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni le troisième mandat ».
La plateforme politique, qui réunit notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, appelle ses partisans ainsi que la population à rester mobilisés sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora.
Elle annonce par ailleurs une nouvelle étape de ses actions le 15 août 2026, date à laquelle elle prévoit de poursuivre sa mobilisation contre ce qu’elle qualifie de dérive institutionnelle.





