Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC appelle à une gouvernance équitable des ressources naturelles pour garantir paix, sécurité et transition énergétique juste

Sous la présidence de la République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu, ce mercredi 22 juillet 2026 à New York, un débat public de haut niveau consacré à la gouvernance des ressources naturelles, autour du thème : « La gouvernance des ressources naturelles : fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».

À cette occasion, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a porté la voix du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo devant les membres du Conseil de sécurité, en mettant en avant le lien direct entre la gestion des ressources naturelles, la stabilité des États et la sécurité internationale.

Dans son message, le Chef de l’État congolais a souligné que, dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’instauration d’une paix durable reste conditionnée par la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, le démantèlement des groupes armés, l’assèchement de leurs sources de financement ainsi que la fin des circuits permettant l’intégration des minerais issus des zones de conflit dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Félix Tshisekedi a également appelé à une transition énergétique mondiale plus juste, estimant qu’elle ne peut être durable si elle s’appuie sur l’exploitation injuste des populations et des territoires producteurs de minerais stratégiques.

« Il ne peut y avoir de transition énergétique véritablement juste si elle repose sur l’injustice faite aux peuples producteurs. Il ne peut y avoir de chaînes d’approvisionnement réellement sûres sans sécurité pour les États et les communautés qui produisent ces ressources », a-t-il indiqué.

Face à ces défis, la RDC propose l’adoption d’une nouvelle doctrine internationale reposant sur plusieurs principes, notamment le respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles, la transparence des chaînes d’approvisionnement, le renforcement des mécanismes de traçabilité, la lutte contre l’impunité économique, la promotion de partenariats équitables et l’implication des communautés locales dans la gestion des ressources.

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