Une pétition réclamant la destitution du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a été officiellement déposée ce lundi 15 septembre à Kinshasa, à l’issue de l’ouverture de la session de septembre. Le document, remis par voie formelle à un huissier de justice, a recueilli 262 signatures de députés, selon ses initiateurs.
Les pétitionnaires reprochent à Vital Kamerhe un exercice trop personnel de ses fonctions, marqué par un monopole sur la conduite des débats et un manque d’équité dans la gestion de la parole. Le texte vise également d’autres membres du bureau, à l’exception des premiers vice-présidents Jean Claude Tshilumbayi.
Le dépôt de cette pétition intervient dans un contexte de crispations au sein de la majorité présidentielle.
Dans son discours d’ouverture de la session, Vital Kamerhe a reconnu la légitimité d’une telle initiative, la qualifiant « d’exercice parlementaire normal ». Il a toutefois exhorté les députés à ne pas paralyser l’institution en recourant, selon ses termes, à des méthodes « brutales » ou attentatoires aux droits des élus.





