RDC : Une stabilité économique fragile face aux défis persistants
Malgré une performance économique notable, la République démocratique du Congo reste exposée à plusieurs risques majeurs. Les tensions sécuritaires dans l’Est du pays continuent de peser lourdement sur le budget, représentant 14 % des dépenses d’urgence. Par ailleurs, la formation tardive du nouveau gouvernement ralentit la mise en œuvre des réformes essentielles et retarde le déblocage d’investissements publics cruciaux.
Sur le plan international, la moindre hausse des prix du pétrole ou des coûts du transport maritime pourrait rapidement alimenter une inflation importée, fragilisant l’équilibre monétaire actuel.
Depuis décembre, le franc congolais n’a perdu que 0,32 % de sa valeur, une stabilité fragile soutenue par une discipline monétaire stricte, une gestion budgétaire rigoureuse, et un engagement collectif des acteurs publics.
Quant à l’avenir, la Banque Centrale du Congo insiste sur la nécessité d’intensifier la diversification économique et de renforcer la production locale pour mieux résister aux chocs extérieurs. La rigueur budgétaire et la vigilance face aux évolutions des marchés mondiaux demeurent indispensables.
Les prochains indicateurs, attendus en août, seront scrutés pour évaluer l’impact de la saison sèche sur les prix alimentaires et la chaîne logistique. Pour l’heure, la RDC fait figure d’exception en Afrique centrale, s’affirmant comme un îlot de stabilité monétaire, malgré un contexte régional et mondial complexe.





