16 janvier en RDC : la mémoire de Laurent-Désiré Kabila, l’homme qui mit fin à la dictature de Mobutu

La République démocratique du Congo (RDC) marque le souvenir de Laurent-Désiré Kabila, figure emblématique de l’histoire récente du pays. Jour férié, chômé et payé, cette journée rappelle la mémoire de l’homme qui, en 1997, renversa le régime dictatorial de Mobutu Sese Seko et entra dans l’histoire comme symbole de résistance et de souveraineté nationale.

Né en 1939 dans le Sud-Katanga, Kabila s’engage très tôt dans la vie politique. Inspiré par Patrice Emery Lumumba, le premier Premier ministre congolais, il devient leader révolutionnaire et lutte pendant des décennies contre ce qu’il considérait comme l’oppression et l’ingérence étrangère dans les affaires du pays. Pendant près de 30 ans, il mènera une vie de maquisard, construisant une réputation d’homme déterminé à libérer son pays.

En 1996, Kabila prend la tête de l’Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) et mène une rébellion qui traverse le pays. Le 17 mai 1997, il entre triomphalement à Kinshasa, mettant fin à plus de trois décennies de dictature de Mobutu. Il rebaptise alors le pays République démocratique du Congo, marquant symboliquement une rupture avec l’ère Mobutu et affirmant une nouvelle identité nationale.

Son mandat fut cependant court et difficile. Dès 1998, il rompt avec ses anciens soutiens rwandais et ougandais, déclenchant ce qui sera appelé la Deuxième Guerre du Congo, impliquant plusieurs pays de la région et de nombreux groupes armés. Malgré ces défis, Kabila reste pour beaucoup le « libérateur » qui a ouvert une nouvelle page de l’histoire congolaise.

Le 16 janvier 2001, il est assassiné au Palais de Marbre à Kinshasa, interrompant brutalement son mandat. Son fils, Joseph Kabila, lui succède et dirigera le pays pendant près de deux décennies, poursuivant certains efforts de stabilisation et faisant face à de nouveaux défis politiques et sécuritaires.

Aujourd’hui, les Congolais se souviennent de Laurent-Désiré Kabila comme d’un symbole de courage et de patriotisme. À Kinshasa, des cérémonies officielles sont organisées, avec dépôts de gerbes et moments de recueillement. 

Share it :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *